Partenaires et soutiens

Franck MONTAUGÉ

Maire d’Auch
Président de la Communauté de communes du Grand Auch
Conseiller général du Gers

Pourquoi est-il si important de prévenir la dépendance ?
L’allongement de la durée de la vie, rendue possible par les conditions de vie et les progrès de la science médicale, est indissociable du vécu effectif par chacun de ces années gagnées sur notre destin commun de mortels. La prévention de la dépense constitue une réponse qualitative adaptée aux enjeux moraux et économiques que posent à notre société et à l’Humanité dans son ensemble le grand âge.

Comment faire pour retarder la dépendance ?
La science, appuyée sur une recherche pluridisciplinaire mobilisant des champs du savoir qui ont parfois tendance à s’ignorer, constitue la voie à privilégier. La science des organisations, cantonnée peut-être trop souvent au monde de l’entreprise, doit être développée pour être mise au service de l’accompagnement du patient ou de la personne âgée. L’usage des technologies de l’information et de la communication doit également être privilégiée. Les collectivités locales, qui se situent dans une relation de proximité par rapports aux populations qu’elles ont en charge de servir, doivent être associées à ces champs de recherche et le cas échéant participer activement aux expérimentations qui permettront d’aboutir demain à des dispositifs de prévention plus efficients.

Un tel problème exige t-il forcément des solutions trouvées ensemble ?
Agir efficacement en faveur de la prévention de la dépendance de la personne âgées ou en perte d’autonomie nécessite de mobiliser et de faire travailler ensemble, de manière coordonnée et complémentaire, l’ensemble des acteurs de notre société, du chercheur à la solidarité de voisinage en passant par le médecin traitant, l’association locale du quatrième âge ou le service d’aide et d’accompagnement à domicile, pour n’en citer que quelques uns. Il faut décloisonner les savoirs, les partager pour trouver le sens commun à l’action d’ensemble, les voies de progrès possible, et coordonner les interventions des multiples intervenants, du chercheur à l’aidant, familial ou professionnel, sans oublier bien entendu, à aucun moment de la démarche, la personne âgée elle-même.

Daniel ROUGÉ

Doyen de la faculté de médecine de Rangueil, Toulouse

Pourquoi est-il si important de prévenir la dépendance ?
La dépendance est un sujet de santé publique de premier plan à notre époque. L’amélioration des années de vie et les progrès de la médecine rendent aigu ce sujet qui nous concerne tous.
Prévenir l’autonomie est essentiel quand on sait qu’il est difficile de traiter la perte de l’autonomie quand elle est installée.

Comment faire pour retarder la dépendance?
Retarder la dépendance nécessite des moyens des moyens qui concernent de nombreuses institutions et de nombreux décideurs, notamment les doyens de faculté. Pour un doyen de faculté, la formation et la recherche sont au coeur des actions à proposer.
Former les acteurs de la prévention de la dépendance, c’est faire porter l’effort de formation et de recherche sur l’ensemble des professionnels de santé et notamment sur les médecins généralistes et les infirmiers.

Un tel problème exige-t-il forcément des solutions trouvées ensemble ?
Parmi les solutions à trouver ensemble, le projet de l’IHU concernant l’école doctorale transversale permettra d’accueillir des sujets de recherche dans tous les domaines de la prévention de la dépendance :

  • Les sciences de la vie et de la santé
  • Les sciences humaines et sociales
  • Les sciences et technologie du domicile.

Mireille BLANC

Déléguée régionale
Inserm Midi-Pyrénées / Limousin

Pourquoi est-il si important de prévenir la dépendance ?

Le cerveau est un organe qui ne cesse au cours de la vie d’évoluer, de se transformer. Malheureusement, lorsqu’il est atteint par des maladies neuro-dégénératives comme Alzheimer ou Parkinson, les neurones qui meurent ne peuvent plus être reconstitués. Comme pour les os ou le cœur – ce qui est perdu ne peut plus revenir. Si prévenir c’est conserver une bonne santé, prévenir c’est donc détecter à temps les affections ; avant qu’elles ne se manifestent physiquement. C’est pour cette raison que les chercheurs de l’Inserm ont développé, entre autres, la détection précoce des maladies d’Alzheimer ou de Parkinson grâce à un simple examen IRM.

Comment faire pour retarder la dépendance ?

Retarder la dépendance c’est à la fois prévenir et, lorsque c’est possible, réparer. Le travail mené par les chercheurs sur la maladie d’Alzheimer montre qu’un exercice régulier qu’il soit mental ou physique ralentit la survenue de cette dépendance. D’autre part, quand on ne peut prévenir, il faut parfois réparer. L’Inserm travaille par exemple avec le CHU de Toulouse sur des réparations du cœur par thérapie cellulaire, un espoir pour les personnes ayant souffert d’infarctus…

Un tel problème exige t-il forcément des solutions trouvées ensemble ?

Entre la découverte et son application, entre le laboratoire et le patient, il y a tout d’abord une idée, menée par des chercheurs, concrétisée par des ingénieurs et des doctorants jusqu’à des études précliniques. Il y a ensuite les essais cliniques qui vont valider la découverte sur l’homme puis finalement le généraliste qui devra l’appliquer sur le patient. Il suffit qu’un seul maillon de cette chaîne se brise pour qu’une découverte médicale ne soit jamais appliquée. Voilà pourquoi, il est si vital de travailler ensemble.

Gilbert CASAMATTA

Président du PRES Université de Toulouse

Gilles FOURTANIER

Président de l’université Paul-Sabatier, Toulouse

Pourquoi est-il si important de prévenir la dépendance ?

A l’évidence, le vieillissement des populations est une donnée essentielle de nos sociétés. Vivre plus longtemps, certes, mais dans quel état, dans quel relationnel familial et social ? Prévenir les dépendances, c’est répondre à la question essentielle, mieux vivre plus longtemps.

Comment faire pour retarder la dépendance ?

Comme dans beaucoup de sujets, le traitement à la source du problème est fondamental. Avant de penser compensation, dispositifs d’assistance et accompagnement, il faut être capable de comprendre les processus physiologiques et biologiques du vieillissement et d’en retarder les effets. Le rapport Vieillissement/Dépendance est donc un vrai sujet de santé auquel le projet d’IHU peut apporter des réponses déterminantes.

Un tel problème exige t-il forcément des solutions trouvées ensemble ?

La réponse est oui, un tel sujet est pluridisciplinaire par nature ; il doit mobiliser, rassembler des compétences internationales et une grande mutualisation des efforts entre scientifiques et entre recherche publique et groupes industriels. Cela est parfaitement identifié dans le projet d’IHU.
Au delà de la problématique de santé, le vieillissement est un problème de société global et le PRES “Université de Toulouse”, à travers l’initiative d’excellence Toulouse-IDEX, permettra de donner au sujet toute sa généralité en encourageant des programmes transverses où les aspects économiques, sociaux et technologiques seront également pris en compte.

Matteo CESARI

MD, PhD, Universita Campus Bio-Medico di Roma

Why is it so important to prevent disability ?

Disability can be considered as the primary outcome of geriatric medicine. It is an extremely burdening condition for the patient as well as for the entire society. Aim of geriatrics is not to extend life span, but to improve the quality of the late years of life. Quality of life is necessarily related to the ability/capacity of the older person to be independent in his/her activities. Moreover, it is noteworthy that disability is extremely expensive for the health care system. In fact, a disabled person requires continuous assistence (responsible for direct and indirect costs), and is also more likely to develop negative health-related events such as hospitalization or institutionalization.

How to delay disability ?

Unfortunately, a complete answer to the question is not yet available. For sure, several behavioral modifications can be helpful in maintaining physical function and delay the onset of possible disabilities. A healthy lifestyle taking into account diet and physical exercise is crucial. In fact, current evidence suggests that being physically active and maintaining a proper caloric intake may represent the most important interventions against disability.

Does such an issue necessarily require solutions found together ?

Disability should not be considered as a monodimensional condition. Causes (and consequences) of disability are numerous and closely interact among each other. In this context, we need to consider (more in general) that the older person rarely presents one single clinical condition to treat; he/she is more likely to have several (more or less important) conditions that may simultaneously and sinergistically affect the global health status. If we consider disability as the result of multiple clinical and subclinical conditions, we cannot think at its solution without designing and developing a comprehensive and multidimensional intervention

Michael W. WEINER

MD, Director, Center for Imaging of Neurodegenerative Disease
San Francisco

Why is it so important to prevent disability ?

Disability causes suffering, pain, to the subjects, families and society, and has a financial cost to subjects families and society.

How to delay disability ?

By delaying cognitive and physical decline by using multidomain approach – including improved diet, exersize more, social connectedness, better use of technology -, by identifying people at risk and having specific intervention mechanisms targeted to at risk individuals.

Does such an issue necessarily require solutions found together ?

Of course a comprehensive holistic integrated medical social and governmental approach is required.

Pr Jean-Pierre VINEL

Doyen de la Faculté de médecine de Purpan à Toulouse

Pourquoi est-il si important de prévenir la dépendance ?

Depuis cinquante ans, l’espérance de vie augmente en moyenne de 3 mois par an et, avec elle, la fréquence des maladies chroniques sources de dépendance. Le maintien de la qualité de vie devient une priorité.

Comment faire pour retarder la dépendance ?

Retarder la dépendance suppose :
– la prévention par une meilleure prise en charge des maladies chroniques qui y conduisent et une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques du vieillissement.
– un dépistage des personnes exposées pour éviter les facteurs précipitant.

Un tel problème exige t-il forcément des solutions trouvées ensemble ?

Seul un effort collectif pourra relever ce défi que nous impose le progrès scientifique. Les sciences du vivant, les sciences humaines et les sciences sociales seront mises à contribution. Le projet d’IHU répond à cette nécessaire transversalité et permettra de coordonner les efforts. L’autonomie de chacun exigera la solidarité de tous.

Dr Olivier SOL

Directeur clinique, Exonhit Therapeutics SA

Pourquoi est-il si important de prévenir la dépendance ?

L’accroissement de la longévité va faire de la dépendance un problème de santé publique sans précédent. Elle concernera en effet, à la fois une part croissante de la population, tout en affectant l’individu sur une période de fin de vie en progression constante. La charge de la dépendance sera également multiple, non seulement financière, mais également morale et sociétale. Prévenir la dépendance, c’est se donner les moyens de mieux la combattre et de mieux en maîtriser ses conséquences.

Comment faire pour retarder la dépendance ?

Retarder la dépendance nécessite d’agir simultanément sur plusieurs pistes. Il est indispensable de caractériser préalablement les différents facteurs de risque susceptibles de favoriser la dépendance, de la pérenniser ou de l’aggraver, tout en y apportant des solutions adaptées tant en terme de prise en charge que de coûts. La dépendance doit également répondre à une définition consensuelle de la part des différents acteurs de manière à mieux la caractériser, et notamment l’identifier le plus précocement possible, au moment où les moyens mis en œuvre peuvent apporter un bénéfice optimal au patient et à son entourage. La coordination de l’ensemble de ces actions est primordiale afin de faire en sorte que l’augmentation de la longévité ne se fasse pas au détriment de la qualité de vie des individus.

Un tel problème exige t-il forcément des solutions trouvées ensemble ?

La dépendance est la résultante de multiples composantes tant médicales, sociales qu’environnementales mais elle est également le reflet de la situation d’un individu donné. Elle nécessite à la fois une prise en charge globale et individualisée. Lutter contre la dépendance nécessitera une organisation optimale permettant des actions concertées multidisciplinaires tant de la part des professionnels que des familles.

Dr Michel BOUSSATON

Président du Conseil Régional de l’Ordre des Médecins de Midi- Pyrénées

Pourquoi est-il si important de prévenir la dépendance ?

Le Chirurgien Orthopédiste et le Président du Conseil de l’Ordre que je suis a été frappé durant l’ensemble de sa carrière professionnelle par la difficulté de prise en charge des fractures et en particulier des fractures du col du fémur présentées par des personnes âgées. J’ai pu voir à quel point il s’agit fréquemment d’un mode d’entrée vers la dépendance et souvent une déchéance physique longue et douloureuse se terminant par la mort. Comment ne pas être « frappé » par ces personnes âgées terminant leur vie dans la souffrance.
A l’heure actuelle, les chirurgiens orthopédistes sont plutôt préoccupés par la prise en charge du patient et par l’étude des différentes techniques qui devraient permettre un retour à une certaine autonomie. Certes, il s’agit d’un but louable. Il me semble cependant que l’enjeu des années à venir est d’essayer de diminuer et de retarder au maximum ces traumatismes. Le traitement des troubles de l’équilibre, le traitement de l’ostéoporose, une meilleure organisation de la vie sociale devraient être un facteur de prévention de ces accidents. Je sais qu’il s’agira d’un des pôles de recherche de l’IHU. C’est une des raisons qui explique pourquoi j’adhère totalement à ce projet et pourquoi je pense qu’il est indispensable qu’il existe.

Comment faire pour retarder la dépendance?

Comme je le disais précédemment, notre travail doit être aujourd’hui un travail de prévention. Cette prévention ne peut être efficace que si elle prend appui sur un travail scientifique de qualité. Ce travail exige expertise, méthodologie et suivi de cohorte de patients pour ne pas être contestable. L’IHU correspond parfaitement à ce profil.

Un tel problème exige-t-il forcément des solutions trouvées ensemble ?

Le caractère transversal de la prise en charge du vieillissement impose obligatoirement une prise en charge pluri-professionnelle. Seul un organisme tel que l’IHU permet le travail en commun de tous les professionnels de santé, des chercheurs, des politiques, etc.

Doctor Soizic COURCIER

RA and Medical Director, VP GSK France

Pourquoi est-il si important de prévenir la dépendance ?

Le vieillissement de la population française conduira dans les années à venir à une augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes. Aujourd’hui, leur prise en charge repose principalement sur la famille, les proches et sur la collectivité. Compte tenu de nos modes de vie et de l’explosion de nos dépenses de santé, notre système actuel ne pourra faire face à la prise en charge des personnes dépendantes.

Comment faire pour retarder la dépendance?

Prévenir la dépendance, c’est prolonger l’indépendance physique, l’autonomie et la vie sociale. Il n’y a pas, à ce jour, de solution miracle. Les solutions doivent donc être multiples et multidisciplinaires.

Un tel problème exige-t-il forcément des solutions trouvées ensemble ?

L’immensité de la tâche et l’urgence à avancer vite exigent en effet que tous les acteurs réfléchissent ensemble et s’associent pour trouver des solutions utiles.